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 Clan de Sovenghärd

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Siv

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MessageSujet: Clan de Sovenghärd   Jeu 28 Jan - 17:19

L'origine du clan :


Ce qui était alors le Saint-Empire se trouvait déchiré par la Rupture du Voile et le lot d’incertitudes que cette catastrophe apportait. L’absolu de l’ancienne religion se dissolvait, les pouvoirs qui se fondaient sur l’ancien culte se morcelaient. Le pouvoir restait à saisir, ouvrant la porte toute grande au chaos. Fils tournaient les armes contre les pères, et les clans autrefois fédérés sous l’égide de l’Empire se tournaient les uns contre les autres. Les éléments se mirent de la partie, laissant les terres en friche proies à la sécheresse, comme si les dieux, nouveaux ou anciens, marquaient là leur désapprobation en tourmentant encore davantage les hommes de ce qui était autrefois l’Empire si puissant.

Les peuples souffraient, à fortiori les fiers Eodh qui cherchaient dans le ruisseau leur majesté tombée. Peu importe leurs origines, certains se tournaient vers les dieux, d'autre s'en éloignaient en les blâmant pour ce qui se produisait… mais une poignée d’Eodhs, le cœur empli d'amertume, avait initié un courant de pensée divergent.

Ils ne croyaient pas que cette sécheresse était la faute des Dieux. Les êtres supérieurs ressortis du voile n'étaient pas ce que les autres croyaient. Le groupuscule autrefois constitué d'hommes, revenus d’on ne savait où parés de pouvoirs flambant neufs, n’étaient pas de nature divine. Ils rejetaient le blâme des chamboulements sur ces aventuriers inconscients, qui n’avaient de divin que la prétention, non sans raison. Ces divins d’opérette avaient sur les mains le sang versé, et portaient le blâme pour les tourments des hommes pour avoir usurpé le titre de divinités.  

Leur discours faisait au début grincer des dents, surtout au sein d’un peuple spécialement pieux.

Mais peu à peu, au fil des tourments et des tragédies, certains vinrent à embrasser cette vision et rejoindre le nouveau clan qui voyait ainsi le jour. Les dieux n'étaient pas des hommes et des femmes, mais se reconnaissaient dans les Astres.

Des cieux, ils veillaient. Les anciens dieux étaient morts et seraient un jour oubliés, mais les nouvelles idoles n’avaient rien de divin. Les guides du clan devirent le soleil, la lune et les étoiles, seule constante alors que les dieux aux figures humaines se hissaient au ciel, et pouvaient aussi aisément déchoir. Les sacrifices réalisés à la faveur des astres confortaient le clan en sa philosophie. Le sang versé, en l’honneur des cieux, sembla gorger les nuages d’une pluie salvatrice, inonder les rivières et les fleuves, rendre à la tribu ses terres fécondes et ses forêts giboyeuses. Certains sceptiques disaient que ces sacrifices fructueux tenaient de la coïncidence. Mais la foi de certains autres s’en trouva raffermie

Quelques semaines plus tard, on parlait de La tribu de Sovenghärd, ceux guidés par les Étoiles. Pour certains, ils n’étaient qu’une poignée de sauvages illuminés, vestige d’une gloire passée ayant mal survécu au renouveau du monde. Mais les mois, et les années passèrent. Le clan perdura, survécut, grandit, et gagna parfois des membres et des fidèles, parmi ceux qu’un monde sans le saint-Empire avaient mal servi.

La Nature et les Astres sont sages guides, pragmatiques, qui imposent à un peuple d’être à l’écoute du monde autour d’eux, le rendant plus résilient, prompt à s’adapter et à subsister. Les femmes du clan étaient fécondes, les guérisseurs du clan, capables et les dons des guides du clan, plus liés que jamais aux esprits de la nature, commençaient à éclore. Ainsi, le clan grandissait. L’un des chefs spirituels du clan, Ogreif dit le Juste, remarqua rapidement que les astres présents et dominants lors des naissances semblaient influer beaucoup sur les comportements et caractères de ceux qui voyaient le jour. Ainsi il détermina que les constellations conféraient leur bénédiction à la naissance d’un individu.

La hiérarchie du clan était également différait de celle des autres. Sans répondre à un seul chef, le clan préféra procéder à l’élection d’un conseil restreint, constitué d’un trio de gens d’expérience. Un seul homme était faillible, pouvait mourir, être incapacité, ou pire, se tromper et entrainer dans la tragédie l’ensemble des siens. Aujourd’hui encore, au sein de ce Conseil siège généralement un représentant des shamans du clan, un représentant du bras armé du clan, et un éclaireur ou chasseur. Lorsque les circonstances l’imposent, le conseil peut déléguer un émissaire qui se chargerait de se faire voix auprès d’autres clans et d’autres peuples. Un membre du conseil, choisi par les autres conseillers, approuvé par les membres du clan, pouvait céder sa place ou être démis de son vivant, en cas de nécessité. Si l’autorité d’un conseiller peut être contestée, jamais de l’histoire du clan ne s’est vue une démotion, les conseillers préférant se retirer, se sentant décliner, plutôt que d’être un fardeau pour le clan et surtout, en compromettre la subsistance. En son administration comme en son quotidien, le clan se voulait adaptable aux nouvelles conjectures.

Le clan organise sporadiquement des assemblées et informelles, généralement se déroulant lors du changement de saison, où l’ensemble des membres du clan désireux d’exprimer leurs vues sur tel ou tel enjeu, ou exposer différentes problématiques, peuvent le faire. Les voix du clan importent tout particulièrement pour une décision qui affectera la vie de tout un chacun au quotidien, comme une déclaration de guerre, ou l’adoption d’un étranger au sein du clan. Si la majorité du clan désire la guerre, le clan prendra les armes comme un seul homme. Si la guerre vient au clan, il revient au clan d’assurer sa survivance, de défendre ses acquis, et de rendre ses ancêtres du feu-Saint-Empire fiers. Si le clan discute généralement des enjeux en présence en assemblée, il revient au conseil de trancher sur les décisions urgentes et délicates sur lesquelles le clan est divisé. En règle générale, les décisions du Conseil se veulent sans appel.

Autour de leur douzième cycle des saisons, les enfants deviennent hommes et femmes. Il leur revient alors de choisir leur vocation, et de traverser un rite de passage déterminé par l’un des shamans du clan. Chaque rituel diffère d’un individu à l’autre, mais le rite teste généralement leur force physique, leur résilience, leur volonté, leur énergie et pousse les jeunes adultes aux limites de leurs capacités. Les femmes et les hommes sont traités sur un pied d’égalité, à capacités égales. Pour la tribu vivant dans un monde impitoyable, où la faim, le froid et diverses créatures sont ennemis à combattre au quotidien, le genre n’est pas une excuse à la faiblesse.

Les croyances du clan ont souvent été sujet de conflits avec d’autres clans Eodh comme avec certains parangons de la religion, qu’ils adhèrent à l’ancienne ou la nouvelle. Jamais le clan n’a agi comme prosélyte, toutefois, jamais le clan n’a pu renoncer à sa foi dans la nature et dans les Astres, percevant les représentations anthropomorphiques du divin comme de simples illusions, un fantasme de pouvoir transposé en une imagerie commode, dont la déchirure du voile aura révélé la nature véritable.

Pour honorer les Astres, il arrive que les membres du clan adressent directement une prière lorsque l’astre à qui ils désirent s’adresser trône au sommet des cieux, dès lors qu’ils sont pris d’une question pressante. Mais la plupart des membres du clan préfèrent se référer aux shamans pour adresser leur plaidoyer. Ils reposent sur spirituels du clan, capables de performer une série de rites adéquats pour faciliter l’accès à la faveur céleste.  Toutefois, la passation de chaque constellation au sommet des cieux, le passage de chaque saison, sont soulignés par des rites dont les connaissances sont restreintes aux shamans du clan, et qui impliquent parfois, tout spécialement lors des transitions saisonnières, la participation des membres du clan. Les rites sont en adéquation avec ce que représente la constellation honorée, qui prend sa place au faîte de la voute céleste.
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Siv

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MessageSujet: Re: Clan de Sovenghärd   Jeu 28 Jan - 18:01

Les Astres Guides

Le Soleil, dite la Radieuse : (Apparition quotidienne)


Ceux qui sont nés sous l’influence de la radieuse soit, en plein jour, semblent être, la plupart du temps, des individus extrovertis et altruistes, investis dans la vie clanique, bons vivants et de bonne nature, bien que parfois un peu sanguins. Ces individus sauront pousser leur sens d’appartenance, à leur famille de sang comme à leur famille de cœur.

La majorité des shamans et druide honorent l’astre porteur de vie à la mi-journée, dès que le soleil plombe, en s’abreuvant ou mangeant ne serait-ce qu’une bouchée Un grand rassemblement célébrant la radieuse se produit au jour le plus long de l’été, où le clan est investi dans un banquet et des festivités. Les festivités débutent à la veille du solstice, autour d’un feu nourri de l’ensemble des essences d’arbres sacrées, dans lequel sont lues les prophéties concernant certains membres du clan en présence. Au matin, le feu céleste remplace le feu terrestre, et se veut garant de la pérénnité et de la réalisation de ces prophéties tant que sa flamme brillera dans l’année à venir. La journée se consacre aux célébrations liées de près à la vie du clan, où les libations et la chaire sera abondante, après tout la fête du solstice est célébration de la pérennité du cycle, et de la vie même.


Le Serpent, dite la Funeste:
(Hiver, premières neiges)


Les enfants du Serpent sont, généralement, les moins présents au sein du clan et savent se faire discrets. Ils ont tendance à écouter sans parler, sans même se faire voir. Ils se cachent dans l'ombre, y préférant la tranquillité qu'elle apporte. Ils ne sont pas dangereux, mais il ne faut pas non plus les sous-estimer. À l’égal du serpent, on les dit vicieux. S'ils ont à tuer, ils sauront porter un coup létal et inattendu, contre lequel la force brute pourrait bien peu. Les enfants du Serpent sont souvent entrainés comme rôdeurs, éclaireurs, ou encore guerriers des ombres.

L’arrivée du Serpent au sommet des cieux laisse présager de la léthargie hivernale, décuplant la discrétion naturelle de ces bêtes, pour les mois à venir. C’est le Samonios, le moment où les bêtes à sang froid se trouvent entre vie et mort. Et c’est à ce moment de transition que les shamans du clan célèbrent la nouvelle année, et considèrent le moment le mieux choisi pour communiquer avec les esprits des ancêtres qui ont traversé le voile.


La Harpie (Hiver, mois les plus froids)


Les Harpies sont considérées comme sanglantes et meurtrières, et imposent le respect au sein du clan. La légende raconte que les premières harpies furent hommes et femmes qui renoncèrent à leur humanité pour gagner en puissance, se faisant mi hommes, mi monstres. Si ceux nés sous ce signe inspirent la peur, à l'égal des individus de la légende, ceux qui sont nés sous ces astres, au milieu de cette saison rude et impitoyable, sont capables de beaucoup. On dit que les enfants de la Harpie ont assez de sang froid pour pousser les limites de leur cruauté envers autrui et l’inventivité en matière de torture. La personnalité froide et cruelle des Harpies est maintenue sous contrôle au sein du clan, mais il advient que le clan leur permette de relâcher leurs pires instincts sur qui le mérite.

Un sacrifice a généralement lieu afin d’apaiser la constellation de la Harpie et attirer sa faveur, afin qu’elle adoucisse les rigueurs hivernales sous son joug.

L'Hydre (fin d’hiver, début de printemps):


L'hydre est très souvent incomprise de la majorité. On dit que l’Hydre est victime de sa pluralité, en matière de nature, de personnalité, constamment soumise à des dilemmes. Les enfants de cette constellation sont souvent polyvalents, disposent de nombreux dons, leur faiblesse étant à la fois source de force. Les enfants de l’Hydre approchent également les problèmes complexes de façon plus réfléchie et sont capable de plus d’empathie, sont à même d’aborder différents courants de pensée, visions ou opinions sans s’y perdre.

Durant la saison où l’Hydre est au faite des cieux, on célèbre le solstice en une cérémonie qui rend hommage au renouveau de la vie. Les shamans y font référence à la passation des pouvoirs entre la vieillesse et la jeunesse, entre la mort et la vie, et à la dualité du Cycle. C’est une autre occasion pour les hommes et femmes du camp de se rassembler, et célébrer, plus frugalement qu’au solstice d’été.


L'Aigle (Printemps):


Les Aigles sont connus pour survoler l’ensemble de la création qui renait, la dominer de leur majesté et en voir l’ensemble en la surplombant. Il est dit que les Aigles sont plus en phase avec la nature et les éléments que quiconque. Il est aussi présumé que certains Aigles ont une affinité prévalente avec un élément ou l’autre, et que cela affecte leur personnalité. Ceux liés au feu seront plus vif et sanguins, liés à l’eau seront plus calmes et constants, à la terre, pragmatiques mais stoïques, et à l’air, plus adaptables mais volages. Les shamans du clan prêtent une attention toute particulière aux enfants nés au printemps, alors que la création reprend vie et que les éléments s’animent, car ils sont plus à même de développer des dons surnaturels qui leur permettront d’hériter de la responsabilité de l’entretien des rites.

Les shamans célèbrent, sous le regard de l’Aigle, l’Ambiuolcios, soit une célébration de la fertilité et de la renaissance des terres. Les hommes et les femmes qui veulent obtenir la faveur de l’Aigle, pour recevoir une bénédiction de fécondité, qui pour faire des chasses prolifiques ou des cueillettes abondantes, qui faire une heureuse addition à leur propre famille.


Le Dauphin: (fin de printemps, début d’été)


Les enfants du Dauphin ont une tendance à l'exploration. Ils ne craignent pas l'inconnu, au contraire, ils adorent s'y lancer, parfois sans même réfléchir. Ils sont parmi les moins présents au sein du clan, le plus souvent émissaires, chasseurs, troqueurs ou éclaireurs, curieux du monde qui les entourent, et avide de l’explorer.. Il est déjà arrivé à plus d’un Dauphin de s’intégrer des caravannes marchandes Dashnirs ou de prendre les flots avec des équipages Ansgars.

On célèbre sous le Dauphin l’équinoxe de Printemps, à travers des rites ponctués de célébrations, valorisant l’exploration et affutant l’esprit d’aventure des hommes et des femmes du clan pour la saison à venir. Des duels amicaux et différentes épreuves sont organisés durant la célébration, où chacun mesure sa force, son endurance, sa virilité et sa vivacité de corps comme d’esprit. Il n’est pas rare que les rites de passage se déroulent à ce moment.


Le Corbeau : (Été, solstice)  


La constellation du corbeau semble demeurer plus longtemps au centre du ciel que ses semblables. Ainsi, aucun enfant du corbeau ne semble pouvoir se faire effacé. Toujours, ils coassent, se gaussent et aiment déplacer de l'air. Ils aiment se faire entendre et tendent à prendre beaucoup de place. Ils n’hésiteront pas à initier la conversation, même pour parler de banalités, pour peu qu’ils se fassent entendre. En somme, ils sont sociables et très présents, mais ils seront parfois pressants, et de grands-parleurs, qui n’hésiteront pas à mentir si tant est que cela leur apporte un peu plus d’attention et de renom. Hommes et femmes s’inventent des prouesses inouïes, dont parfois seul le quart serait crédible et qu’une infime parcelle ne serait avérée, pour attirer l’attention de leur interlocuteur (tout spécialement s’il est du sexe opposé). Ils privilégient souvent les vêtements qui les présentent à leur avantage (et qui souvent laissent peu à l’imagination), et arborent des couleurs vives, flamboyantes.

Durant la saison du Corbeau, non pas un seul mais deux rites seront célébrés. D’abord, la fête du feu ou Belotennia. On y plante un arbre, dans le sol désormais meuble, qui sera destiné à être consommé par le feu au solstice d’été. Le camp se regroupe autour du jeune arbre pour des danses, mais la fête est surtout destinée aux jeunes et aux amoureux. C’est l’occasion pour les hommes du clan de faire leur cour aux belles, et aux femmes du clan d’attirer l’œil de l’homme qui leur plait. Les conteurs profitent également de l’occasion pour faire étal de leurs meilleurs récits et de leurs histoires les plus captivantes.

Au Solstice d’été, le jour le plus long de l’été, le jeune arbre qui a été planté lors de la fête du feu se consume enfin dans un immense brasier, nourri toute la nuit durant. Le camp se permet certains excès, au fil de cette fête célébrant la vie à son sommet, dans le Cycle des Étoiles. On se remémore là que tout Cycle connait une apogée avant de décliner, l’on célèbre l’abondance et le meilleur de nos capacités, avant d’accepter le renouveau du déclin du jour, et l’inéluctable gain en âge des hommes et du monde.


L’Ettin, ou la constellation Jumelle: (fin d’été, début d’automne)


La constellation de l’Ettin, dite la Jumelle, se remarque par la symétrie des astres qui en font partie. Les enfants de l’Ettin ont tendance à la générosité, mais également à tomber dans l’excès d’attachement, spécialement envers une personne en particulier. Lorsque les sentiments de l’Ettin sont réciproques, les partenaires de vie sont considérés comme inséparables et les frères d’armes comme dévoués l’un à l’autre jusqu’à la mort. Mais il n’est pas rare de voir un Ettin se dévouer à un amour ou une amitié sans retour, y investir plus qu’il ne le devrait et sombrer dans le désespoir lorsque son sentiment ne lui est pas retourné.

Sous l’œil de l’Ettin, les shamans du clan célèbrent le Lugnasad. On y célèbre l’abondance des chasses et des récoltes, sous la constellation qui représente le colosse disposant de deux fois plus de têtes que celle dont il a besoin. L’on sale les viandes, on prépare les baies et le grain que le clan a ramassé pour l’entreposer pour les temps les plus rudes, et on se gorge avant que l’hiver ne frappe au battant des tentes. On y célèbre aussi beaucoup d’unions, qui regroupent deux êtres distincts en un seul.


Le Sanglier (équinoxe d’Automne):


Fiers, belliqueux, ingénieux et indomptables les marcassins de la constellation du Sanglier sont des êtres nés dans la tourbe humide des pluies diluvienne de l'arrière-saison. Émergeant de la souille limoneuse, ils sont à l'image de ces végétaux d'automnes, qui de part leurs couleurs rouge-orangés, bravent une dernière fois les teintes maussades et grisâtres de la saison hivernale. De nature résiliente et hardie, le Sanglier n'hésite pas à charger sous une pluie de flèches, affronter des heures entières les ardentes flammes des hauts fourneau, ou faire face à des situations plus difficiles encore. Il fait face à toute épreuve, quelle qu’en soit la gravité. Les enfants du Sanglier rechignent à la fourberie, méprisent ceux qui valorisent l’hypocrisie et les moyens détournés pour arriver à leurs fins, et estiment que tous les combats et tous les problèmes se doivent d’être confrontés. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir un Sanglier railler ou insulter copieusement un ennemie avant, et, pendant un combat. Le Sanglier ne craint pas les représailles de ses actions, il assume sa nature et ses actes, et s’il doit faire face à quelque conséquence pour ses actes, comme en tout il n’hésitera pas à faire face. Les Sanglier sont également des pragmatiques, qui en font de bons gardiens de l’abondance que peut offrir la nature (forgerons, guerriers, forestier, joaillier, etc).

Les shamans du clan célèbrent l’Équinoxe d’Automne en menant les rites d’hommage à la terre et à la nature, qui offrent au Sanglier, aux ancêtres et à la terre un tribut, une forme ou l’autre de don ou de sacrifice, pour les remercier de leur générosité, et des victoires acquises au gré de l’année : la Déposition des Têtes.



Le Rat Géant: (fin d’automne, début d’hiver)


Les enfants du Rat Géant auront tendance à agir tout à l’opposé des enfants du Sanglier. Leur premier réflexe sera parlementer davantage, se faisant parfois miel parfois venin, ou d’user de moyens détournés pour persuader leurs interlocuteurs. Non pas qu'ils ne prendront jamais les armes, mais ils préfèrent les victoires sûres, les combats à deux contre uns, les scénarios les donnant vainqueurs presque à coup sûr. Ils n’hésiteront pas à se doter d’un avantage considérable avant d’engager les hostilités et d’user de tous les moyens à leur disposition, fut-il fourbe, pour triompher.

La célébration des rites du Rat Géant se veut toute personnelle, puisqu’elle concerne une divinité toute de rouerie et de fourberie, tablant sur le secret et l’élaboration de plans pour assurer ses victoires. Les hommes et femmes du clan profitent tout spécialement de la protection du Rat Géant lorsqu’ils entrent en contact avec d’autres communautés dont le sens de l’honneur serait aussi discutable, et profitent spécialement de cette saison pour procéder à tout échange, marchandage ou tractation.

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Anamnèse, Pixie

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MessageSujet: Re: Clan de Sovenghärd   Lun 1 Fév - 17:27

La Louve : (cycles lunaires)


A la pâle lueur de la lune, portés par les échos qui descendent des sommets des crêtes, on entend parfois les longs et plaintifs hurlements des loups. Si ces cris glacent le sang de bien des hommes, les shamans du clan de Sovenghärd racontent que ces sinistres animaux pleurent l'abandon d'un nouvel enfant « sans-astre ».

En effet, il arrive parfois que des nourrissons soient abandonnés par leurs parents, seuls et orphelins, au milieu de la nuit sans fin de l'existence. Livrés à la fureur immuable de la nature, ces malheureux enfants sont promis par les hommes à un funeste et court destin. Cependant, si ils survivent à leurs premiers crépuscules, ces bâtards, avortons, boiteux, bossus difformes et autres progénitures illégitimes sont alors recueillis par les grâces blafardes de la lune. On dit qu'alors, qu'elle apparaît à l'enfant « sans-astre » sous la forme d'une louve à la fourrure sombre. Elle cache alors l'enfant de la face de l'astre solaire vingt-neuf jours durant, le gardant au sein de la meute, pour qu'il tête de ses obscures mamelles, puis elle le rend à l'humanité.

Les filles et fils nés sous les auspices de la Louve sont de nature aussi mystérieuse que l'astre nocturne, de caractère changeant, passant de phase en phase sans jamais se fixer. On remarque cependant une seule constance dans leur comportement, la propension à la mélancolie. Pour des raisons qu'on ne peut qu'entrevoir les enfants de la Louve font preuve généralement d'un fort goût pour les choses de l'art (littérature, musique, beaux-arts, etc) où ils peuvent exprimer toute la complexité de leur paradoxale personnalité.

Suivant les intrications des cycles lunaires, les jubilés de la Louve sont difficiles à anticiper dans un calendrier solaire. Bien souvent, seuls les enfants « sans-astre » sont à même de prédire quand auront lieu les prochaines célébrations de la Louve. Célébrations qui, peuvent changer de forme de cycle en cycle.
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Siv

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MessageSujet: Re: Clan de Sovenghärd   Mar 17 Mai - 16:58

Rites Saisonniers du clan de Sovenghard
Printemps

(Constellation de l'Aigle, fin d'hiver, début de printemps)
-Ambiuolcios
La renaissance du monde. Le clan et les proches du clan organisent une chasse pour repérer un animal sortant de son hibernation (le plus souvent un ours). Le clan l'occis, et fait un banquet de sa viande et des premières trouvailles alimentaires dénichées avec la fonte des neiges. Pour les plus spirituels, à fortiori les druides un rite s'ensuit, dans la nuit jusqu'au lever du jour, pour saluer la renaissance du monde. Ces derniers se réuniront, dans l’obscurité complète, à la seule lueur des Astres. Ils initieront ensemble le rite, d’une communion, feront offrande en lieu adéquat, et, illuminerons ensuite lanternes, destinées à accompagner la lueur astrale, jusqu’à la renaissance du jour, symbolique de la renaissance du monde même.

(Constellation du Dauphin, solstice de printemps)
-Jour des défis.
En une occasion propice aux rites de passage pour les nouveaux venus du clan ou ceux qui arrivent à l'âge d'homme ou de femme, le clan et ses proches se réunissent. En cette occasion, les membres du clan et amis du clan peuvent se défier les uns les autres de tout et rien, éprouver leurs capacités en tout selon leurs envies, tant que ce n'est pas mesquin.

Été

(Constellation du Corbeau)
-Belotennia, ou la fête du feu.
Un petit rite se fait au préalable ou un arbrisseau est transplanté sur le lieu de campement. Des feux sont élevés, autour desquels des groupuscules se rassemblent. On en profite pour réaliser des danses, des chants (qui parfois virent au grivois, après tout c'est une fête dédiée au feu et à l'ardeur). C'est donc une festivité valorisant l'audace comme l'embrasement, peut-être la favorite des conteurs comme ceux qui rêvent d'en profiter pour faire du charme.

-Solstice d'été.
Un grand banquet festif s'organise, où il y a peu de limite tant à l'amusement qu'aux plaisirs de la table, pour célébrer là le paroxysme du cycle, et de la vie même. La vie se trouve à son faîte, et en cette célébration, on prend conscience de l’abondance et de la vitalité dont nous bénéficions, tout en assumant, l’imminence du déclin, du cycle comme de nos propres existences.

Automne

(Sous la constellation de l'Ettin, fin d'été, début d'automne)
Lugnasad :
Célébration des récoltes, par le biais d’un rassemblement. Le Lugnasad est également considérée comme l’occasion idéale, pour célébrer les unions. Le rituel d'union est généralement célébré par un shaman, ou un membre du clan respectable, par son âge ou ses hauts-faits, si aucun shaman n'est disponible. Ce dernier se déroule, de façon codifiée. Un cercle est d'abord tracé, en un lieu jugé propice. Les futur unis, se retrouvent en leur centre. L'assistance devra se trouver en périphérie, mais à l'intérieur du cercle, afin de favoriser la communion. Le shaman intronisera la cérémonie, de paroles consacrées, en accueillant l'assemblée. Il pourra inviter les membres de l'assemblée à quelques bons mots, sur les époux. Ces derniers seront ensuite invités à assembler, en un mortier, les représentations élémentales. La femme, se voudra porteuse d'un peu de sa terre natale, et versera là aussi un peu d'eau tiré d'une source pure et porteuse de vie. L'homme, devra disposer la cendre d'un feu qu'il aura allumé, et, la pierre d'âme d'une créature puissante qu'il aura occis, représentant l'air et l'éther. Dans le mortier, les ingrédients seront broyés, symbolisant l'union de l'homme et de la femme, et des éléments complémentaires, en ce monde comme dans le Cycle. Les poignets de l'homme, et de la femme, pourront être liés, au terme de l'union. La cérémonie se concluera dans le cercle, sur la parole consacrée évoquant le Cercle, l'Union, la Complétion : Myrshalee. À l'union, succédera un banquet.

(Sous la constellation du Sanglier, équinoxe)
Déposition des têtes :
Offrande aux Astres, aux Ancêtres et au monde même, pour les grâces reçues durant l'année. Si le rite porte encore le nom de déposition des têtes par tradition, l'offrande n'est pas forcément sanglante.

(Sous la constellation du rat géant - début d'hiver, fin d'automne)
Événement diplomatique quelconque, avec un autre clan ou groupuscule. Le Rat Géant se veut l'astre de la préservation, et ce dernier se doit de bénir usuellement, le contact avec l'extérieur du clan.


Hiver

(Sous la constellation du serpent, début d'hiver)
Samhain
Par la voie d’un rite, viennent l’apparition d'ancêtres ou de proches décédés, qui peuvent, l'espace d'une nuit, visiter les membres du clan sans que leur âme ne soit arrachée de force au Voile, pour dispenser qui des conseils, des reproches, des encouragements, ou dire ce qu'ils n'ont pu dire de leur vivant.

(Sous la constellation de la Harpie, solstice d'hiver)
Offrande d'un sacrifice
(à savoir, une créature considérable à vaincre, un élément profondément corrompu et nuisible au clan, etc) pour apaiser les rigueurs de l'hiver et assurer la faveur astrale pour la survie des membres du clan dans les mois rudes.

(Sous la constellation de l'Hydre (fin d'hiver, début de printemps)
La Dualité.
Événement personnalisé d'introspection en comité très restreint, petite quête personnalisée pour trouver son ou ses esprits naturels gardiens.
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