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 [BG] Une fille du sel

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Greta Skryd'Kadn, Ansgar

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MessageSujet: [BG] Une fille du sel   Mar 31 Jan - 4:55


Une simple fille de pêcheur

Je m'appelle Greta. J'ai 15 ans. Même si elle ponctuée de drames, mon histoire est hélas très banale ... Le monde a été chamboulé et malgré notre isolement nous n'avons pas à échappé à ses remous.

Je viens d'un clan Ansgar, sur une côte rocheuse et désolée. Le clan Kjari. Ça ne vous parlera probablement pas ... Le Jarl était un homme fort et tranquille, ses guerriers se contentaient le plus souvent de tenir éloignées les menaces les plus directes. Je vous mentirai si je vous disais qu'il n'arrivait pas de temps en temps les hommes reviennent d'expédition avec des richesses et des captifs, cela était fait en toute discrétion et restait bien caché. Les gens diraient sûrement que c'était de la faute des gens de la baie aux requins de toutes façons ...   Personne ne jalousait des richesses que nous ne possédions pas. Nous n’étions pas bien placés pour le commerce et les ressources qui nous entouraient n'avaient rien de précieux, hormis peut-être le sel, notre or blanc que nous collections et qui nous servait à tant de choses ... Bref, il n'y avait pas assez à gagner à nous attaquer. Peu de gens voulaient se frotter aux guerriers du Jarl, si ca ne rapportait rien.

Je suis fille de pêcheur. Depuis toute petite, j'ai toujours joué mon rôle au sein de ma famille ... Nous vivions en communauté dans une maison longue qui regroupait toute la famille et dans laquelle toutes les activités de faisaient. Nous n'étions pas riches pour autant que je puisse en juger. Mon père n'avait qu'une femme, il n'aurait pas su entretenir de concubines ni d'esclaves comme beaucoup le font.





Pendant que les hommes de la maison partaient pêcher et que ma mère allait vendre à la criée, mes soeurs et moi nous occupions de ce qu'il y avait à faire à la maison. Nous préparions les repas, vidions et fumions les poissons que nous voulions conserver, reprisions les vêtements, recousions les voiles, réparions les filets, allions poser les paniers à crabe ... Et j'en passe. Il y avait tant à faire que nos journées étaient bien remplies. Nous menions une vie simple, nous vivions une vie ordonnée et nos parents dictaient des règles qui nous paraissaient bonnes et justes.

Mon destin était tout tracé : J'avais tout appris de la vie de femme de maison. J'étais promise à un des fils d'une autre famille de pêcheurs, plus riche que la notre. On nous bâtirait un jour une maison dans laquelle nous nous installerions ... La promesse d'une vie simple, sans surprise.

Pour autant que je me rappelle et aussi curieux que ca puisse paraître, jamais je ne m'étais interrogée sur ces choix imposés par mes parents et il ne m'était jamais venu à l'esprit de me rebeller contre .... Les choses étaient comme ça, point. Personne chez nous ne songeait à se rebeller contre son destin ... Ça avait quelque chose de sacré à nos yeux. De toutes façons les hommes avaient tendance à disparaître en mer ou mourir jeunes ...

La vie n'était pas que travail. Nous avions aussi des distractions. Elles vous paraîtront probablement très simples, mais nous aimions aller explorer les rochers sur les côtes. Grimper a pieds nus sur les falaises aux rochers saillants, dénicher les coquillages et crustacés qui s'y cachaient et rapporter ces trouvailles à la maison pour le plaisir de tous. Sur les plages de galets nichées au fond des criques abritées nous jouions à faire des ricochets sur l'eau, à l'aide des petites pierres ronde que nous ramassions. Parfois nous fabriquions des radeaux avec mes frères et nous allions explorer les environs. Nous savions éviter les temps dangereux et les courants les plus retors. C'était chez nous, nous ne courrions aucun danger.

Il nous arrivait aussi d'aller épier les colporteurs et voyageurs qui parfois passaient. Nous écoutions les histoires du monde, nos parents donnaient quelques sous et un repas chaud en échange de chansons. Je ne devrais pas vous le dire mais il arrivait aussi que le village accueille quelques pirates ... Il était facile de se cacher dans les criques rocheuses de notre côte et les gens du clan y trouvaient sans doutes leur compte, entre le butin qu'ils dépensaient contre du ravitaillement et les travaux de charpenterie pour réparer ou camoufler les navires pris. Quand ca arrivait, nous,  les filles du village, étions évidement éloignées. Les pirates avaient le droit à la compagnie des captives et esclaves, pas des filles du clan. Nous nous contentions d'écouter les échos de leurs fêtes ou des les épier de loin, suffisamment agiles sur les rochers pour leur fausser compagnie si l'un d'entre eux était pris de l'envie de nous attraper ...


Les hordes du voile

Notre clan n'a pas été plus ou moins épargnée que les autres quand le voile a libéré les hordes de monstres venues nous anéantir.  Ça avait commencé par des rumeurs ... des histoires racontées par les colporteurs et les voyageurs qui parfois passaient par chez nous ...

Chaque jour, de nouvelles histoires étaient racontés, plus précises, plus atroces et évoquant des faits toujours plus près. Un beau jour, l'ensemble du clan Kjari répondit à l'appel aux armes décrété par les clans Ansgars les plus puissants. Tous les hommes de la maison prirent les armes et partirent à la guerre, au milieu de centaines d'autres ... Mon père, mes frères, sortirent les lances, les boucliers, les haches, les armures qu'ils gardaient et entretenaient au cas où. Parce qu'un homme doit toujours être prêt à défendre son foyer, du Jarl au plus humble des pêcheurs.

Ils partirent tous. Nous ne les revîmes plus jamais. La rumeur d'une défaite parvint à nos oreilles.






La fuite

L'évidence nous avait frappée : nous devions fuir. Ce qui restait du clan se dispersa. Nous choisîmes la voie de retraite qui nous semblait à toute la plus sûre : la mer. Nous entassâmes le navire de pêche de la famille de provisions, abandonnant tout ce qui n'était pas indispensable derrière nous. J'abandonnais mon foyer le cœur serré, alourdissant encore ma peine d'avoir perdu frères et père ...

Nous fîmes voile pendant deux semaines ... Notre mère semblait confiante quant à notre destination. Mes soeurs et moi avions confiance en elle. Elle avait navigué étant jeune ... Nous faisions chaque matin des offrandes aux dieux pour que les vents nous portent vers un endroit sûr. Nous finîmes par trouver un îlot. Sans doutes que maman le connaissait. C'était un tout petit morceau de terre au milieu d'un vaste océan. Nous pouvions en faire le tour en moins d'une heure ... Mais c'était malgré tout un endroit où nous pouvions nous arrêter et prendre le temps de nous remettre de la fuite. Nous  y sommes restées quelques semaines, plusieurs mois peut-être. Nous avons pu profiter des maigres ressources que proposait l'endroit, vivant de la cueillette et reconstituant des stocks de poissons fumés et séchés grâce à la pêche. Mais rapidement, tout le bois de l’îlot fut épuisé, toutes ses ressources collectées. Nous avons du repartir.






Le naufrage

Est-ce la malchance ou les maléfices du Voile ... ? A peine une semaine après le départ, une tempête arriva et malmena l'embarcation. En dépis de nos efforts, une lame de fond balaya le pont. Sans doute étais-je la moins adroite, j'ai été emportée. J'ignore si mes soeurs et ma mère tinrent bon ... Moi j'étais promise à la mort, seule paniquée au milieu de cette tempête déchaînée. Même en sachant nager, même en tenant bon, je savais que sans une terre, sans un ancrage, je finirais au fond de l'eau. Il y aurait eu pire mort pour une Ansgar mais je ne suis pas très courageuse, je n'avais pas envie de mourir. Je ne saurais vous dire combien de temps j'ai tenu ... Un voile d'oubli me tomba dessus. Peut être que j'avais perdu conscience.

C'est sur une plage de galet que je me réveillais ... blessée, malade, affaiblie, les membres et les poumons en feu. Le sel brûlait les nombreuses éraflures qui zébraient mon corps. Le sel ... j'avais son goût si familier sur les lèvres ... Étais-ce celui de la mer ou des larmes que je n'avais su retenir ? J'avais échoué sur un île, seule ... Mes vêtements étaient en lambeau, décolorés, encroûtés de sable. Je me suis relevée et j'ai regardé autour de moi. Pas de débris de bois sur la plage ... Ma famille était sans doute indemne quelque part ... J'étais quelque part un peu soulagée.

Je vois au loin des lumières et des fumées dans le ciel. L’île est habitée, elle a l'air grande. Je sèche mes larmes. Il parait que quand on pleure, c'est un peu de l'eau de la mer qu'on vole à l'océan et qui ne lui reviendra pas. Encore une fois, le destin me force la main ... Je n'ai pas d'autre choix que d'avancer. Je n'ai pas le temps de m'apitoyer sur moi même si je veux vivre ...

Si l'île est habitée, je me dois de trouver des protecteurs ... Je ne ferai pas long feu toute seule ... Si seulement j'avais ne serai-ce qu'un couteau ...
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Greta Skryd'Kadn, Ansgar

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MessageSujet: Re: [BG] Une fille du sel   Lun 20 Fév - 10:17

Je courre dans les vagues en riant, chaque foulée provoque une gerbe d'eau qui éclabousse ma sœur qui me talonne. Nous sommes toutes les deux pieds nu, robes trempées et cheveux ébouriffés par les bourrasques de la mer. Les caisses en osier que nous portons battent sur les cuisses ou sur le bas du dos pendant que nous courrons. Nous ramenons la pêche à la maison, c'est un jour joyeux  !

On passe devant deux hommes qui réparent une barque qu'ils ont tirée sur les galets.  Le premier nous regarde passer avec un sourire aux lèvres, assis devant un petit feu improvisé. Coiffé de son grand chapeau d'osier, l'elfe nous jauge d'un regard bienveillant pendant qu'il cuisine, son arc et ses flèches posées à côté de lui. Nos éclaboussures et nos cris semblent le ravir.


Comment ça un elfe ?:
 

Mon attention est alors retenue par son compagnon. Courbé, penché sur la barque et jurant entre ses dents. Sa peau noire est couverte de sciure, il s'occupait de je ne sais quoi sur le bateau. C'est un artisan malpoli et moqueur mais je l'aime bien. On se traite de noms d'oiseaux, on se chicane. Mais je crois que dans le fond on s'aime bien. Il m'avait offert des fleurs, dont une très belle rose blanche un jour, un jour que j'étais très triste. Je ne crois pas qu'il n'avait autre chose derrière la tête que de me faire plaisir.

La peau noire ... ? :
 

Je ralentis à peine pour les saluer, les gratifiant tous deux d'un beau sourire. Malgré le roulement des vagues et le soufflement du vent marin, j'entends leur réponse. Ils me saluent.

"-Bonjour Petite ! Tu as encore grandi depuis la dernière fois ... C'est dommage"

"-Voilà la prude effrontée ! Files donc avant que je ne t'attrape."


Le peu que j'ai ralenti a suffi pour permettre à ma sœur aînée d'allonger le pas. Ses grands cheveux détachés claquent derrière elle. Je peste, vexée d'avoir été dépassée par elle qui est si vieille. J'ai toujours été derrière elle en tout ... Elle est belle, elle a du caractère, elle est grande. Et en plus les beaux garçons la regardent toujours ...  J'aimerais être comme elle un jour.  Pour une fois qu'elle vient avec moi pêcher, elle a le toupet de me dépasser à la course ! Je suis sûre que c'est parce que ses paniers sont moins remplis, ca la ralentit moins ... Je râle mais je suis heureuse de la voir. Pour une fois qu'elle sort et m'accompagne ... C'est souvent elle qui supervise tout à la maison, surtout quand les hommes sont partis en mer ...  La fatigue et la lassitude la gagnent souvent, la rendant parfois triste et amère. Ça me fait de la peine quand je la vois comme ça. Mais pas aujourd'hui ! Elle me dépasse en tirant la langue et en se moquant.

C'est étrange:
 

"-Il va falloir que tu fasses mieux que ça pour suivre, ma belle !"

J'ai beau forcer, je n'arrive pas à la rattraper. On remonte le sentier caillouteux à toute vitesse. Nos pieds habitués à marcher sur les arrêtes les plus saillantes des rochers ne sentent même pas la dureté des graviers. Dès que ca mouille, les chaussures glissent, les sabots dérapent. On peine à trouver une prise du bout du pied quand on est chaussé et qu'on se promène sur la falaise. Rien ne vaut la souplesse d'un pied !

Je la vois devant moi traverser le seuil de notre grande maison, écartant l'épais rideau qui en bouche l'entrée quand la porte n'est pas fermée. Vaincue et essoufflée, je ralentis, je finis notre course au pas. J'ai perdu. Alors que je passe, je sursaute en entendant une voix railleuse.


"-Tu as encore à apprendre fillette, tu ne vas pas assez vite."

Je tourne la tête pour apercevoir mon frère ainé, tout de noir vêtu. Cet oiseau de malheur reste toujours dans un coin, à guetter ceux qui passent pour les faire sursauter. Il prétendait réparer un filet mais je sais bien qu'il ira traîner en ville aussitôt que les parents auront le dos tourné ... Il est beau, il a du succès auprès des filles et il en profite. Je lui en veux ... Il m'a joué un vilain tour. En échange d'un baisse de ses corvées, il nous a dénoncées moi et mes amies, qui avions piqué une anguille dans la cuisine du Jarl. Les parents étaient très en colère et surtout très déçus qu'on aille traîner là bas.

"-Arrêtes de faire cette tête. Ce n'est qu'une affaire d'anguille, ce n'est pas grand chose, tranquillises-toi. Je suis là pour veiller sur toi et t'empêcher de faire des bêtises, pas vrai ?"

Je ne suis pas de cet avis ... Mes amies ont été punie, se sont faites frappées sur la main et ont du faire des corvées hors du village. Elles m'en veulent et elles ont raison. Si j'avais rien dit à mon idiot de frère, nous aurions profité de l'anguille sans que personne en sache jamais rien ... Mes amies m'avaient dit de lui donner une leçon en mettant des barbillons désagréables dans la toile de sa paillasse. Mais j'ai refusé, ça l'aurait rendu fou.

Ca l'aurait rendu fou:
 

Je lui tourne le dos et passe le seuil de notre porte. La chaleur ambiante de cet intérieur sombre me rassure. C'est chez moi. J'y ai toujours vécu.  J'y reconnait tout. L'odeur, le bruit, l'agencement de chaque petit élément du mobilier, aussi pauvre soit-il.

Notre mère est près du feu, en train de cuisiner. Elle prépare gâteau aux pêches. Je les adore ! Maman est douce et belle. Elle parle peu mais je sais combien elle nous aime. Je pose à côté d'elle les paniers remplis de crabes, coquillages et poissons et je viens l'enlacer sans un mot. Je lui ai causé des soucis avec cette histoire d'anguille. Je m'en veux encore un peu parfois. Je remarque qu'elle porte une très jolie robe, quelqu'un a du lui offrir ... Je me sens un peu jalouse. Je lui avais offert un beau manteau le mois passé. Elle l'a porté un moment mais plus maintenant. Il faudra que je trouve quelque chose pour lui faire plaisir.


Les pêches ...:
 

Mon père est juste à côté, lui aussi assis près du feu. Il fume la pipe et me sourit.

"-Bonjour Greta. Vous avez fait une excellente pêche toutes les deux on dirait ... ? Tu es trempée, va te changer."  

J'acquiesce ... J'en avais presque oubliée à quel point j'étais mouillée après notre périple. Il me regarde avec bienveillance et m’ébouriffe les cheveux. J' attarde mon regard sur lui. Mon père est très grand, roux, les épaules larges. Je sais qu'il a été un sacré loup de mer  Il est fort, a tué beaucoup de monde dans sa jeunesse. La grande hache qu'il garde au dessus de la cheminée m'a toujours fascinée. Je me sens protégée avec lui dans les parages.

Loup de mer ?:
 

Je me détourne alors et passe derrière un des grands rideaux qui sépare l'immense pièce dans laquelle vit notre famille. C'est le coin qu'on partage moi et mes soeurs. Nos paillasses, toutes les unes à côté des autres, nous permettent de nous serrer et de nous réchauffer quand dehors le vent hurle et que le froid s'insinue dans la maison. J'aime bien ce grand lit communautaire. On ne s'y sent jamais seule. 

Seule ?:
 
.

Je prends alors le temps de me changer, de faire sécher mes habits, de me préparer pour le repas. Pendant ce temps j'entends les préparatifs au centre de la pièce. Mes frères, mes soeurs rentrent uns à uns de leurs occupations. Je dois prendre plus de temps à me préparer que je ne le pensais parce que quand je ressors, ils sont tous là, assemblés autour du grand feu, en train de se passer les écuelles remplies du bouillon chaud et nourrissant préparé par maman. Tout le monde est là. Mon frère aîné discute avec mon plus jeune frère, celui qui porte sur son visage toutes ces balafres. Je crois qu'il a fait un jour une mauvaise chute sur un rocher hérissé de coquillages. Ça a du être très douloureux.  

Pourtant ...:
 


Il y aussi mon autre sœur qui est là. Je suis un peu jalouse mais c'est la préférée de papa. Elle adore la mer et s'intéresse beaucoup au palais du Jarl. Elle a choisi d'y travailler. Moi je trouve ca idiot, je n'aime pas beaucoup le Jarl ... Mais papa a l'air de s'en ficher. Tant qu'elle est heureuse ...

Avec un sourire, je prend ma place au milieu d'eux et je prend le bol qu'on me tends. Je les regarde tous et je sens mon coeur gonflé de bonheur. La journée a été parfaite. Je veux graver cet instant dans ma mémoire ...


...


Je me réveille. J'ouvre les yeux et je sens mon cœur se déchirer. Non .... Je voulais rester là bas. Tout ca était un rêve ... Mais ca avait eu l'air si réel ...  J'ai rêvé de la maison ... Que j'avais peuplé d'images de ceux qui m'entouraient aujourd'hui ... Je jette un regard plein d'espoir vers la petite enveloppe de poudre scintillante qui était posée à mon chevet.  

Je pourrais retourner là bas ... Tout de suite ... Maintenant ... J'ai envie d'y aller ... Une petite pincée suffirait.

Je tend la main, prend l'enveloppe d'une main tremblante. Et sans me laisser le temps d'arrêter mon geste, dans un élan de courage, j'ouvre la fenêtre et la jette dehors. On m'avait fait ce cadeau empoisonné ... je l'avais demandé malgré les mises en gardes que j'avais reçu. "Cette poudre peut rendre fou, méfies t'en comme de la peste".

Oui ... j'ai compris la leçon ...

Je regarde l'enveloppe qui a chuté sur les pavés du port, depuis ma fenêtre là-haut. Je n'ai pas de regret. Je vois alors une mouette qui s’intéresse de près à l'étrange poudre scintillante et commence à picorer dedans ... Puis deux ... Puis trois ... Je me hâte de fermer la fenêtre.

Holala si un elfe voit ça, je sens que ca va être ma fête ... je sens que la journée va être bizarre pour les gens dehors ...
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