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 Chronique d'un survivant de la chute

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Rüben,Ansgars

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Messages : 26
Date d'inscription : 05/10/2016

MessageSujet: Chronique d'un survivant de la chute   Mer 7 Déc - 0:07

Il était difficile de dire le nombre d’heures qui s’étaient écoulées depuis la fuite de la ville. Le soleil se couchait à l’horizon. Il ne voyait au loin que les colonnes de fumées qui s’estompait tranquillement dans le ciel, laissant à l’imagination l’état de la ville à ce moment.  À la poupe du navire un Ansgar fixait les dites colonnes avec un air mélancolique. Un soudain coup de vent le fît frissonner et il serra un peu plus sa tunique tout en remontant sa capuche, cachant ses cheveux clairs et ses yeux gris.  Avec un soupir, Rüben Weimar, de son nom complet, se retourna pour regarder le reste du bateau. Il y planait un silence de mort, entrecoupé parfois du gémissement d’un blesser ou d’un léger sanglot d’une personne ayant dû laisser un être cher derrière. Les gens étaient encore sous le choc et n’avaient pas encore réalisé complètement ce qui s’était passé ou encore la précarité de leur situation.
Rüben lui-même se sentait comme dans un état second.  Le sommeil lui manquait, il n’avait eu de cesse de scruter l’horizon depuis qu’il avait vu des créatures ailées attaquer un bateau retardataire lors de leur fuite de Menoch, mais son corps et son esprit atteignait leur limite. Finalement,il se laissa tomber en position assise, cédant partiellement à la fatigue. Faisant un baroud d’honneur à la fatigue,il fît l’inventaire des possessions qu’il avait amené, une besace, une plume, un parchemin et quelques vivres qu’il avait pu amener avec lui.
-Il faut au moins que ce qui est arrivé ne passe pas sous silence.
Il prit donc la plume et le parchemin et se mit à l’écriture.


Par où commencer ? L’ampleur de la catastrophe qui nous frappe est telle que les mots semblent se défiler devant ma plume. Autant commencer par le présent. Écrire toute mon histoire serait un dangereux gaspillage de parchemin, matière qui vu les conditions, doit plutôt être rare.


L’Ansgar plissa les lèvres et puis d’un trait raya le début du paragraphe, grommelant devant le gaspillage d’espace avant de reprendre.

Le saut vers l’inconnu ou Chronique d’un survivant de la chute de Menoch.

Je remercie les Dieux que mon père ai jugé essentiel de me donner une éducation, et ce malgré le peu de bien qu’il pensait de moi. Grâce à cela, je peux aujourd’hui coucher à l’écrit les événements qui ont entraîné notre exile, et laisser une éphémère trace de notre passage en ce bas monde en espérant que cela ne soit pas aussi la dernière.  Nous sommes probablement les derniers témoins de la chute de Menoch et nous voguons présentement là où le vent nous porte, la distance du voyage étant décidé par le temps que les vivres tiendront. Nous sommes des réfugiés,à la merci des forces de la nature, le désastre ne nous ayant laissé peu de chance de mieux planifier ce départ.

Menoch est tombé, Notre seul salut a été de prendre la mer, laissant derrière famille et amis.  Ce n’était pas comme si nous nous étions pas préparé à cela.  Mais l’ampleur de ce qui nous a frappé était tel que peu importe ce que nous aurions fait, le dénouement n’aurait point changé. Dès le début de l'été, on pu voir les premiers augures du drame qui allait ce jouer, alors qu'affluait les réfugiés issue des villes environnantes. Les portails se multipliaient à l’extérieure de la ville, rendant les expéditions en dehors des murs de la ville hasardeuses. ajoutant une tension supplémentaire sur les réserves de nourritures de la ville.Heureusement, étant un étudiant de l’Arcane tout nouvellement apprenti, la plupart de mes besoins étaient comblés par l'Arcaneum. Double chance, mes maigres talents magiques m’ont tenu loin de la ligne de front, je commençais tout juste à maîtriser les sorts les plus simples. Plus que la puissance magique, je désirais surtout apprendre et m'abreuver de savoirs. J'avais donc plus pousser mes connaissances théoriques empiriques au détriments des connaissances magiques. De plus, j’avais, par le passé, analysé et commenté quelques textes sur les origines du Voiles. Il n'était donc tout à fait normal que je sois assigné avec d’autres disciples à fouiller les ouvrages pour tenter de mieux comprendre cette cascade de failles qui nous frappait.

Vint l’automne, et malheureusement nos travaux piétinaient. À ce point ci, la plupart des mages expérimentés avaient été assignés à la muraille de la ville où à des projets plus importants. Et les rares apprentis qui continuaient à chercher le sujet se perdaient en discussion sémantiques fautes de nouvelles informations.  Pendant ce temps, les rumeurs de failles de plus en plus grandes et de plus en plus stables parvenaient à nos oreilles et me faisait sentir le poids de notre échec un peu plus chaque jour. Les ressources commençaient à manquer en ville, et le chaos prenait un peu plus le dessus dans la ville. Malgré l’absence d’une armée à nos portes, il devenait de plus en plus évident que la ville était assiégé, mais par qui ou quoi? Personne ne semblait pouvoir fournir de réponses satisfaisantes.  Pire, on se tournait vers nous pour la réponse.

La réponse arriva bien trop vite, comme toujours dans ce genre de cas.  Soudainement l’armée tant attendue apparu devant nos murailles préparant son assaut sur la ville affaiblie. À peine le cor de guerre avait-il fini de retentir que l’on annonçait déjà que l’ennemi avait fait une brèche dans la porte Nord et que nos lignes étaient brisées.  On vînt rapidement nous chercher pour nous relocaliser vers l’Arcaneum, mais c’était le chaos dans les rues la foule paniquée tentant de fuir les combats.je dois candidement admettre que dans la panique, je me retrouvai séparé du groupe. Et je fût entraîné vers les quais. Après quelques essaie d’aller en contresens de la marée humaine, je dû me rendre à l’évidence, il m’était désormais impossible de rejoindre l’Arcaneum et je commençais à entendre le bruit des combats qui se rapprochaient, je n’eus d’autre choix que de m’embarquer sur un des navires quittant le port. Pour être honnête, la chose fût plus aisée que ce à quoi je m’étais attendu, les capitaines ne crachant pas sur un pratiquant de l’arcane, aussi modeste ses talents puissent-ils être.

En ce sens je me considère comme chanceux car, à peine je fus embarqué que les voiles furent mises, laissant derrière nous un nombre considérable d’âmes.  Ce n’est pas une réelle consolation, mais la flotte complète de Menoch n’aurait pu embarquer la foule qui se massait sur les quais tandis et nous ne disposions que de quelques embarcations. De plus l’ennemi progressait et se rapprochait dangereusement à chaque minute qui passait. Les voiles furent mises et les navires quittèrent le port dans un concert de pleurs et de cris de désespoirs. La providence voulu que lorsque que l’ennemi déboucha finalement dans le port, le vent tourna et souffla dans notre dos, nous donnant un élan et amenant la fumée issue des incendies de la ville au port, nous cachant la boucherie qui y eut lieu.  Cela ne nous épargna pas d’une ultime scène d’horreur lorsque des créatures ailées s’en prirent à un des navires, réussissant à le faire couler, corps et âmes.  Tout comme pour la ville, nous avons dû abandonner les potentiels survivants à leur sort, ne pouvant que maudire notre impuissance.

Je dois malheureusement arrêter cette chronique ici, le parchemin commence à me manquer. Nous voguons au hasard, espérant trouver une nouvelle terre d’accueil. En espérant que cette chronique ne soit pas la dernière

-Rüben Weimar

Finalement, il prit le parchemin l’enroula et le mis dans une bouteille non loin, petit espoir que si leur fuite désespérée n’aboutissait jamais, au moins leur histoire survivrait. Ce dernier acte fait, il sombra finalement dans un sommeil troublé, en attente de ce que le destin leur réservait.
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